Suite de l'entretien avec Jérôme, chef d'orchestre du Violon sur le sable. Jérôme explique comment il prépare ses présentations : la programmation est choisie en premier, les anecdotes viennent ensuite. Avec Internet, ce travail est devenu plus rapide, mais il requiert toujours un cadrage précis — les musicologues ont tendance à aller trop loin dans la technicité. L'idée reste la même depuis le début : raconter la vie des compositeurs comme celle de n'importe qui. Il évoque notamment une rencontre avec Gainsbourg, et une digression autour du film Emilia Perez d'Audiard et d'une chanson de Brassens.
Le ténor Pene Pati, heureux d'être là, exprime à chaud son attachement au festival et au public. Trois partenaires prennent ensuite la parole : Denis Lavaud, glacier (Les Glaces l'Angélys), partenaire depuis deux ans, qui reverse une partie de ses ventes au festival ; Fanny Marié, présidente des Huîtres HCM ; et Patrick Marengo, maire de Royan, qui souligne le caractère populaire, familial et intergénérationnel de l'événement.
Jérôme revient sur le lien avec le public et sur l'un des mystères du Violon sur le sable : le silence. Vingt mille personnes sur la plage, et dès que l'orchestre s'installe, plus un bruit. Il parle aussi de sa pudeur sur scène — il ne parle jamais de lui, seulement des musiciens et des compositeurs — et de sa gestion des trous de mémoire, avec humour. Il conclut sur l'ADN du festival : extraits plutôt qu'œuvres complètes, mélange des répertoires, découverte d'un instrument du monde chaque année, et ce fil conducteur qui consiste à ouvrir une porte entre le public et la musique.
On a parlé avec :
Jérôme Pillement, Pene Pati, Fanny Marié, Denis Lavaud, Patrick Marengo
Lien :
Un violon sur le sable
Royan
Pene Pati
Huîtres Charente maritime (HCM)
Glace l'Angélys
Photo Cover © Fotogriff







