Suite de l'entretien avec Jérôme, chef d'orchestre du Violon sur le sable. L'épisode s'ouvre sur le témoignage de Clara, neuf ans, qui raconte son expérience du concert : assise sur le sable, les yeux fermés, elle avait l'impression "d'être dans un film."
Jérôme revient sur les débuts de la programmation du Violon sur le sable. C'est Philippe Tranchet qui l'encourage à prendre la parole pour présenter les morceaux au public - une idée que Jérôme résiste d'abord, avant d'en faire une marque du festival : rendre les compositeurs accessibles en racontant leur vie comme celle de n'importe qui. Ce travail de recherche, fait dans les livres faute d'Internet, va se construire année après année. La programmation évolue elle aussi - de quelques extraits joués entre amis de l'Opéra de Paris à des soirées de 30 000 spectateurs, en associant musique classique, musique de film et variété. Les réunions de programmation réunissent depuis 40 ans Jérôme, Philippe Tranchet et Patrice Mondon, avec l'idée constante de renouveler le répertoire sans jamais se répéter.
En parallèle, on suit une répétition générale pour le concert du 22 juillet. Jérôme décrit l'état d'esprit particulier de la générale - ni plaisir ni relâchement, mais un dernier ajustement avant de lâcher. Il évoque aussi sa relation de confiance avec l'orchestre, et le stress spécifique du chef la veille du concert : connaître à l'avance les passages délicats, savoir où ça peut craquer. Deux musiciens fidèles du festival témoignent - Pascal Lagrange corniste et auteur et François Lambret, pianiste "officiel" du violon sur le sable.
On a parlé avec :
Jérôme Pillement, Clara, Pascal Lagrange, François Lambret
Lien :
Un violon sur le sable
Royan
Photo cover © Xavier Renaudin







