Cette interview on l’a faite ici, sur la plage de Royan face à la future scène du violon sur le sable. On est en pleine journée, en pleine saison, avec des enfants, des mouettes et les bruits de la vie. C’est de cette ambiance, très différente des soirs de concerts, dont Jérôme a eu envie pour nous raconter son histoire et celle du violon sur le sable. Et puis on est allés aux répétitions, on a eu accès aux coulisses et on a rencontré beaucoup de monde. Tous, acteurs et passionnés d’un violon sur le sable.

Dans ce premier épisode, Jérôme nous raconte la musique de son enfance, ses expériences d'adolescence et le déclic qui le mène à être chef d'orchestre.
Initié au piano dès quatre ans par sa mère, Jérôme grandit avec la musique comme évidence. Il est doué mais à l'adolescence, le piano devient une contrainte trop solitaire. Il abandonne le piano au bénéfice du foot, du ski et des filles !
C'est un groupe de hard rock amateur, bruyant et pas terrible, qui lui révèle quelque chose de simple et de fondamental : on peut faire de la musique ensemble. Cette idée ne le quittera plus. Quand une amie l'emmène à la salle Pleyel entendre Georg Solti diriger la Symphonie du Nouveau Monde, tout s'articule d'un coup — le chef d'orchestre, c'est celui qui fait de la musique avec les autres, : Il veut faire ça. Même si cette donnée n'est pas tout à fait juste et il le comprendra plus tard, Jérôme reprend le piano, le solfège, intègre le Conservatoire. Mais aux concours, un trac paralysant — littéralement, les mains inondées de sueur — menace de court-circuiter le projet avant même qu'il commence. Bernard Thomas, chef d'orchestre atypique, lui propose alors de diriger une répétition de la 40e de Mozart dès la semaine suivante. Devant l'orchestre, le trac disparaît. La voie est tracée.

On a parlé avec :
Jérôme Pillement

Lien :
Un violon sur le sable
Royan

Photo cover : © Xavier Renaudin